Namaste tout le monde!
Nous voici donc parties, pour au moins 7 mois. Je ne realise pas du tout! Je vois juste le cote passionnant, je ressens juste cette soif de differences... enfin, lambiance du depart est bonne.
apres une soiree bien sympa a rennes avec ma colloc de voyage, 4h de train rennes-roissy et 10h davion, et nous voila.
le premier depaysement, ce fut lescale a laeroport de Doha, au Qatar. Des femmes voilees de la tete aux pieds priaient entre les fauteuils en alu tandis que leurs barbus de maris, vetus de grandes tuniques blanches, se dechaussaient devant la porte dembarquement pour dire la priere. A un moment, ils se sont tous tournes... il setaient trompes, la mecque cetait de lautre cote!! deja, on ne voyait plus trop de touristes (sauf pour Katmandu!0
ensuite, sortir de laeroport climatise... et la, grosse baffe; le gouffre de chaleur vous prend comme une flamme, moi je me croyais trop pres du reacteur de lavion!! helene la bien dit; cest un sauna ambulant.
ensuite, qqs plats trop epices plus tard (et oui, je me crame loesophage des lavion!), nous arrivons a bombay. Je mettrai qqs photos la prochaine fois.
sorties de laeroport super moderne, la premiere vue est une flaque de boue terreuse tenant place de rue et dans laquelle il faut marcher pour rejoindre les petits taxis jaunes et noirs. un type nous y mene et ose affirmer quil nous a aide a porter nos sacs... bof, on se laisse escroquer car on est fatiguees. ce gourmand nous soutire quand meme la somme de... 50 cts deuro!
on traverse la ville a travers une jungle routiere ou on ne sait plus si on roule a droite ou a gauche; cest la ou il y a de la place! sur la grande route, des pietons, des hommes poussant leur chariot de fruits, un enfant nu accroupi...
sur les trottoirs, des dizaines dhommes, femmes et enfants etales par terre, parfois sous des abris de fortune ( un sac plastique ou un morceau de tole ondulee). Des intouchables qui ramassent les ordures de leurs mains nues et les balance dans des bennes a peine plus propres que leur contenu. tous les batiments sont incroyablement sales, croulants, suintant de suie, recouverts dun curieux melange de plantes vertes et de toles rouillees. les bidonvilles jouxtent les immeubles betonnes, la ou la terre se mele au trottoir. des familles sont entasses sur le sol, sous la pluie. ceux-la ont la peau plus noire.
on va ensuite dans un hotel petit budget avec 12 employes au m2; un pour ouvrir la porte, lautre pour appuyer sur le bouton, un autre pour dire bonjour... des jeunes hommes dans de beaux costumes... troues. quand ils montent nos bagages, ils prennent eux meme leur pourboire tellement on est nazes!
on va se ballader pour prendre un billet de train. curieusement, on ne croise pas tant que ca de mendiants. on nous regarde mais pas tant que ca, on tente de nous escroquer mais pas tant que ca. je mattendais a pire! deux garcons ont bien insiste pour quon vienne chez eux... vraiment collants! ils ont fini par nous lacher quand ils nous ont passe leur numero de telephone.
sur le trottoir, de nombreuses petites flaques de sang frais. sympa. par contre, les cibercafes ne pullulent pas; on est dans lendroit le plus anime de la capitale de linde, mais on a eu rudement de mal a trouver ce ciber!
faut dire que tout est tellement immense. pour prendre un billet, cetait aussi une expedition. une foule fourmillante de klaxons et dodeurs dencens, de friture tout ca dans un bain moite et chaud... on la, notre depaysement! on commence a se laisser infiltrer par ces nouveautes. jusquici, javais limpression que mon corps etait parti mais que mon esprit ne savait pas trop ou se poser, entre reve et realite. alors que les brumes de la fatigue sestompe, je commence a me dire vraiment `tiens, je suis en Inde!`