C’etait un peu bizarre comme impression. On ne savait plus ce qu’on avait fait et encore moins ce qu’on allait faire. CHuis donc partie pr 9h de train en general class, certes debout et avec les orteils martyrises mais avec de beaux paysages et le sourire du chat a la nuit tombante… Un type etrange a l’allure dune business classe etait en grande conversation argumentee, ponctuee de grands moulinets de la main et de la machoire, avec la fenetre… quand il a essaye avec moi pr me convaincre de changer de chemin, ca ma conduit a arriver a minuit a Mamalapuram…
A Mamalapuram, je me suis repose a la douce melodie solitaire d’une flute entre les ruines des temples et le chant matinal des tailleurs de Pierre. Puis, en tant que bretonne qd meme, je suis allee sur la plage. A l’ombre dune barque, a cote dune vache bronzante, je regarde l’ecume comme un feu dt les flames mousseuses s’eteignent, ephemeres, sur la pente sableuse. les vendeurs de colliers de coquillages et de marijuana tentent de faire leur beurre. Les bestioles aussi; sur ma moustiquaire, une araignee sauteuse, 2 puces et 17 moustiques mattendent au tournant.
Puis a Chennai, c’etait l’hospitalite dans tous ses delires; le pere (un ami de Janadesh) a du attendre plus de 3h ke jarrive a la gare routiere alors ke jetais au train, la mere a cuisine toute la matinee pr me server DES plats delicieux que j’etais bien entendu oblige de reprendre “kangium kangium”. elle ma fait la gueule a la fin car javais plie deux couvertures. C un peu too much qd meme!
On a beaucoup parle de social work, qui se perpetue ici dans la famille comme de la cordonnerie. Ils etaient toutes leurs actions de photos, certificates de manifestations, guiness records…! A lindienne quoi.
Je suis devenue un enfant de plus ce dimanche ou ils mont pris par la main et on est alles voir en famille le musee public (allant, comme toujours, des sculptures sacrees a l’eureil empaille…) et la marina beach; une grande plage populaire avec des glaciers a clochettes, des adultes jouant tout habilles dans l’eau, des vendeurs de ballons ou de piments frits… vraiment rigolo!
Enfin, c sans doute la ke je suis tombee malade (voir la guerre d microbouques), et mes trois larmes les ont profondement choques jusqua memmener de gre ou de force a lhosto (ou le docteur… a voulu me prendre en photo avec on appareil portable!! Au secouuuurs!!!). le lendemain matin, la fete du pongal (noel tamoul) na rien arrange; de 6h a 12h, ma migraine fut agrementee du hurlement nasillard de priere ds un megaphone, pour que toute la rue en profite. Et moi aussi. Et mon estomac deja fragilise a du resupporter leur pongal, riz au beurre et au sucre et noix de cajou.
Enfin Pondi, de la france et de l’IEP… internet, machine a laver, fraises, chocolat, Roquefort… gros depaysement quoi!! Meme une rue surcouf! (au-dessus dun stand de noix de coco, daccord). On a quand meme vu la course de vaches pr pongal, ct rigolo… mais sinon on a surtout glande et discute, et c bon! Si, fete aussi (on ne dira pas ds quell etat helene etait!! ;-)) et d mecs ns ont emmerde... bonne lecon car on c rendu compte ke taper les aurait excite et ne rien faire les laisse colles a nous. Finalement, on a pu rerentrer dans luniversite grace aux insultes tamoules de la marchande locale qui ont fait peur aux ivrognes!
Il etait une fois le chateau de Moua, un chateau ambulant ou tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le chateau etait sur un terrain assez risque sillone par des pillards (les microbouques), mais on ne les voyait que de loin depuis les remparts.
Mais un jour, plusieurs soldats des ramparts sud vinrent voir le seigneur; “les microbouques ont du s’approcher” fit Jambe Gauche “je ne me sens pas en securite” “Moi non plus” fit Jambe Droite “je ne suis pas sur de pouvoir leur tenir tete”. Mais le seigneur se dit “que nenni, le chateau en a vu dautres, on peut bien mater cette petite escarmouche et aller de l’avant. Allons mes bons! Continuez comme a l’accoutumee.”
Erreur.
Au fur et a mesure des heures, les microbouques se mirent a attaquer fort, de plus en plus fort, martelant sans relache le rampart nort appele “la tete” et les flancs. Tous les murs commencaient a trembler et un drole de brouillard semblait penetrer la structure. alors le seigneur a bien du prendre la decision “Ah! Ils evulent la guerre? Ils lauront!!”
Et alors des messagers furent mandes vers lempire de la sante, Hopopital, qui leur envoya direct ses archers les paracetamols, et puis son armee de choc, les antibobotik. Ceux-la, c des brutes. Ils ont tue tout le jour, et en meme temps ils ont crame un peu le chateau, particulierement sa reserve de victuailles, l’osotomac. Le seigneur s’est dit” on va pas les rappeler tout de suite, ces barbares la”
Enfin bon, on etait a peu pres debarasses des microbouques. Après avoir repare les murs, on sentait bien qu’il en restait quelques uns caches sous les decombres, a attendre l’occasion. Mais les gardes locaux, les antiticor, en ont fait leur affaire les jours suivants.
En esperant kon ne les revoit plus, le chateau se remit en route vers des horizons pleins d’aventures…